..:: sondage à partir de la dernière critique ..::

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Sondage :

- J'appelle à vos talents de voyants et de voyantes: à votre avis, qui est-ce qui aura le plus de renom, Gad Elmaleh ou son frère Arié Elmaleh ?


-3/c] voix GAD ELMALEH

# Posté le samedi 06 janvier 2007 11:55

Modifié le mercredi 29 août 2007 00:44

..:: critique ::.. **** azur et asmar

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**** AZUR ET ASMAR (événement)

Réalisation: Michel Ocelot
Voix: Cyril Mourali, Karim M'Ribah, Patrick Timsit...
Date de sortie: 25 octobre 2006
Origine: France
Durée: 1 H 39
Genre: animation

L'histoire: Il y a bien lontemps, Azur, blond aux yeux bleus et Asmar, brun aux yeux noirs sont bercés par la même femme qui leur raconte incessamment une histoire merveilleuse où il est question de délivrer la fée des Djins qui se trouve de l'autre côté de la mer...

****: Rêver, c'est une chose. Et exprimer concrètement ce que l'on ressent pendant qu'on rêve, c'est une autre chose, beaucoup plus délicate.
Fasciné par l'onirisme enfantin, Michel Ocelot, le réalisateur de "Kirikou et la sorcière" et de "Princes et Princesses", nous prend à nouveau par la main pour nous montrer le chemin sinueux et étroit des rêves et de la magie. Cependant, sans compter sa minution sans bornes pour le réalisme du graphique ( voir la scène du souk ), il commence son film simplement avec quelques images, qui se succèdent assez rapidement. Il a choisi cette fois un thème difficile, c'est-à-dire la tolérance. Quel projet impossible que celui d'accorder le rêve avec l'injustice, la poésie avec la bêtise humaine et l'exclusion de l'idée de la supériorité raciale !
Pourtant, Michel Ocelot l'a réussi. Il l'a réussi sans abandonner son style habituel doux et tranquille et sans céder à la mièvrerie disneylandienne et à la procédure manichéenne des poncifs habitués du cinéma d'animation. Il l'a traité avec un bel et tendre humour qui se révèle à travers ses personnages (comme Crapaud ou la princesse Chamsous Sabah) comme à traves les dialogues et les différents rebondissements (quand Azur, imitant l'aveugle, renverse toute la marchandise par exemple).
Michel Ocelot a ici crée un joli conte, inspiré des Mille et une nuits, brillant d'esthétique graphique et de véritable sagesse. L'oeuf qu'il a pondu est un pur joyau bien taillé, ayant des charmes pour petits et pour grands.
Ce ne serait qu'un trop grand euphémisme que de dire que cet "Azur et Asmar" est un chef d'oeuvre du cinéma d'animation, un de ces films qui ont l'air tendres et fragiles puisqu'ils s'adressent souvent à des enfants ou en tout cas des moins âgés, mais qui en fait constituent en des fortifications solides, des bagages à ne pas oublier pendant tout le grand périple que constitue la vie.
Evénement!

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:03

..:: critique ::.. ** les rebelles de la forêt

..:: critique ::.. ** les rebelles de la forêt
** LES REBELLES DE LA FORET

Réalisation: Jill Culton et Roger Allers
Voix originales: Ashton Kutcher, Martin Lawrence, Gary Sinise...
Date de sortie: 18 novembre 2006
Origine: Etats-Unis
Durée:1h26
Genre: animation

L'histoire: Un grizzly domestiqué et habitué à un certain confort se retrouve avec un élan maigrichon dans la forêt à l'ouverture de la chasse...

**: Après "Shrek" et "L'Age de Glace", où le duo est d'ailleurs à peu près comparable à celui auquel on assiste ici, c'est le studio Sony qui a décidé de participer à la révolution du cinéma d'animation, révolution graphique complète par rapport aux films hollywoodiens et plus particulièrement les films disneylandiens, mais révolution de scénario seulement partielle par rapport à ce même référent.
Pourtant, ce "Rebelles de la Forêt" commence haut la gamme avec un enchainement original remarquable (voir l'apparition du chasseur Chaw et la scène dans le supermarché, absolument formidable, où les réalisateurs ont vraiment laissés éclater leur verve) qui sont non sans rappeler "Madagascar" de Eric Darnell et Tom Mcgrath. Certains critiqueront sans doute la pâleur des personnages. Pour ma part, je n'ai pas trouvé les types de personnages de l'ours et de l'élan très intéressants, puisqu'ayant déjà été remarqués avec succès dans les deux films énoncés plus haut où gros (monstre dans "Shrek", mammouth dans "L'Age de Glace") et petits (âne dans "Shrek", paresseux dans "L'Age de Glace") formaient un duo bien plus convaincant. Par contre, sans me faire renverser de mon fauteuil, les personnages de l'écureuil écossais obsédé par un fameux kilt, du castor et du chef élan de la harde ainsi que du méchant chasseur aux cheveux longs et noirs nommé Chaw "sympathique" même si légèrement stéréotypé m'ont plus, même si il est n'est pas impossible qu'ils ne soient pas complétement pourvus d'une pure originalité.
Donc l'action, après ce bon commencement, trépigne. On y retrouve toujours quelques bons rebondissements par-ci par-là, mais ceux-ci sont complétés par des scènes de mélancolie ridicule, où le spectateur est sensé repérer une "morale" quelconque, et qui sont imprégnées d'une grande dose de fausse sensiblerie et d'éléments mièvres, propres aux principaux films du cinéma d'animation de Disneyland. Le film se poursuit et puis se finit avec la décision de l'ours de rester dans la forêt entre autres. Après, il y a le graphisme étonnant aussi, même si la qualité graphique d'un film ne joue qu'un rôle assez secondaire par rapport à la grande panoplie qui influence la qualité globale d'un film. Néanmoins, je félicite ce point-ci, qui se révèle surtout par la précision des personnages (comme Beth ou comme l'ours).
Tirez comme conclusion de ma petite analyse que Jill Culton et Roger Allers ont de l'imagination (voir aussi la scène quand l'ours entre dans la maison du chasseur), mais qu'ils ne devraient pas s'accoutumer les procédés monotones, ennuyeux et mièvres propres en général au cinéma disneylandien. Agréable certes, mais guère inoubliable.

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:14

Modifié le lundi 15 janvier 2007 14:18

..:: critique ::.. *** scoop

..:: critique ::.. *** scoop
*** SCOOP

Réalisation: Woody Allen
Interprétation: Scarlett Johansson, Woody Allen, Hugh Jackman...
Date de sortie: 1 novembre 2006
Origine: USA, Grande-Bretagne
Durée: 1h36
Genre: comédie, comédie policière

L'histoire: Une étudiante en journalisme, Sondra Pransky, se voit confier "le scoop du siècle" par un défunt dans la boîte d'un prestidigitateur. L'ennui, c'est qu'elle tombe amoureuse de l'objet de son investigation...

***: Après avoir instant essayé le drame avec "Match Point" où Scarlett Johansson était également une des figurantes principales, Woody Allen revient à son domaine favori: la comédie légère et l'ironie par rapport aux divers milieux sociaux de la société.
Une étudiante en journalisme dotée d'une vieille paire de lunettes et de passage à Londres se voit confier une grande affaire criminelle à propos d'un certain "Tueur au Tarot" par un journaliste défunt nommé Joe Strombel, qui, à peine arrivé au purgatoire, a eu, suite à un entretien avec la secrétaire ou plutôt l'ancienne secrétaire d'un jeune aristocrate appelé Peter Lyman, ses soupçons confirmés et a voulu faire part à quelqu'un de sa découverte. Et tout ça dans la boîte d'un vieux et extravagant prestidigitateur nommé Sid Waterman qui trouve que le seul défaut de la vie à Londres est le fait qu'on y roule du "mauvais" côté. Ce dit prestidigitateur va faire une enquête avec la journaliste Sondra Pransky, qui tombe amoureuse de l'objet de son investigation.
Scénario plus que biscornu et dans l'ensemble plutôt original, malgré des éléments comme l'histoire d'amour classique et le duo séduisant quoique totalement improbable (comme tout le reste) avec aux manettes un singe primitif nommé Woody Allen.
On avait donc le droit de s'attendre au pire mais aussi au meilleur, au pire parce que ce genre de comédies extravagantes qui mélangent beaucoup de genres différents se métamorphosent sans difficultés en comédies lourdes et maladroites et au meilleur car on sait parfaitement qu'il ne faut pas sous-estimer le réalisateur et scénariste de "Escrocs mais pas trop".
En tout cas les adeptes de l'hystérie générale et de l'irrespect envers les conventions des genres seront plutôt, à mon avis, satisfaits: "Scoop" consiste en un morceau de sentimentalisme qui ne pourrait pas agacer même les plus sévères arbitres, puisque mis en valeur par deux acteurs très charismatiques, un bout de fantastique (le scoop dit "du siècle" est révélé à Sondra par un défunt journaliste), une intrigue policière (qui représente un peu le fil conducteur de la narration et l'intrigue sentimentale lui fait en quelque sorte obstruction) ainsi qu'une montagne de comique à la Woody Allen (il suffit pour s'imprégner de ce comique-là de voir comment Sid Waterman s'adresse aux invités nobles de Peter Lyman).
Certes, les amateurs de tension propre au thriller, d'enquête poussée à un point phénoménale seront probablement déçus en croyant aller voir sur les écrans un "policier" dans les règles de l'art, respectant les conventions du genre qu'est le "policier", cependant, même si on s'aperçoit clairement que Woody Allen privilège les dialogues pleins d'un humour piquant, ironique voire ridicule ou absurdement drôle, son intrigue policière n'est pas dépourvue de toute créativité, puisque, à l'inverse de nombres d'intrigues policières littéraires ou cinématographiques où l'on cherche le ou les coupables d'un crime ou d'une infraction quelconques, on cherche ici des preuves pour accuser quelqu'un dont on est pratiquement sûr au début que ce soit le coupable, même si la source de cette affirmation est un défunt....
Mais ne nous y trompons pas, ne cherchons pas l'aiguille dans la botte de fouin alors qu'elle n'y est même pas: le nouveau film de Woody Allen a été créé pour détendre et pour rire, et non pour former une tension quelconque et ou éveiller la peur et le doute chez le spectateur, et même si les péripéties de la narration correspondent à des indices pouvant développer l'enquête, elles ne sont en fait que prétexte à former des situations les unes les plus rocambolesques que les autres, allant en crescendo et aussi à pondre des dialogues créatifs, des personnages extravagants, etc (il suffit en fait pour prouver cela que savoir que l'objet susceptible de trahir le coupable est caché sous un stradivarius !).
C'est toutefois vrai que le nombre de coups de théâtre et de faits et éléments improbables aurait pu être réduit (l'amie de Sondra, qui lui apprend que comme par hasard elle avait appris que Peter Lyman, l'objet de l'investigation que Sondra s'est vu confiée le jour même par Joe Strombel, se baigne quotidiennement dans telle piscine; Sid Waterman se plonge dans l'enquête de son propre côté, etc), néanmoins, à la fin du film, le spectateur est conscient que ce mélange servait tout simplement à mettre en place une atmosphère farfelue, extravagante et presque magique et à engendrer de la bonne humeur n'importe comment.
Vous l'avez tous compris: "Scoop" est un film fait pour s'esclaffer, rire et se tranquiliser où l'on voit évoluer un vieux prestidigitateur extraordinaire autour de deux acteurs très charismatiques. Décapant et désuet à souhait.

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:26

..:: sondage à partir de la dernière critique ..::

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- Quel est selon le vous le mot (adjectif ou nom commun) qui qualifierait le mieux le cinéma de Woody Allen ?


-2 voix anticonformiste
-1 voix unique
-0,5 voix inventif
-0,5 voix imaginatif

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:28

Modifié le dimanche 05 août 2007 15:23