..:: critique ::.. *** libero (anche libero va bene)

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*** LIBERO (ANCHE LIBERO VA BENE)

Réalisation: Kim Rossi Stuart
Interprétation: Alessandro Morace, Kim Rossi Stuart, Barbara Bobulova...
Date de sortie: 8 novembre 2006
Origine: Italie
Durée: 1h48
Genre: drame, comédie dramatique

L'histoire: Alors que Renato et ses deux enfants, Tommi et Viola, forment une famille affective et soudée, la mère, Stefania, revient d'une façon inattendue...

***: Pour son premier film, Kim Rossi Stuart met en place l'univers d'une famille italienne brisée composée d'un père et deux enfants, mais dont la vie, même si difficile, est entrecoupée de moments de complicité et de sérénité.
En tout cas, l'attachement du spectateur à ces trois personnages principaux se fait dès les premières scènes. Le spectateur découvre un endroit désordonné, où le père s'efforce, parfois en vain, de diriger ses enfants, alternant les moments de sévérité paternelle et les moments de douceur. Le spectateur se plonge dès le premier entretien entre le père et le fils dans la perspective fragile et tendre d'une relation parent-enfant.
Oui, rien que la discussion sur la noblesse de la natation a de quoi attendrir n'importe qui.
La famille dépourvue de l'un de ses membres vit dans un bonheur partiel (Tommi suit régulièrement des cours de natation, Viola, sa soeur, des cours de danse et Renato est devenu caméraman) jusqu'au jour où la mère arrive à nouveau. A ce moment-là commence un tout autre tableau qui s'annonce néanmoins plutôt prometteur: après une dispute échauffée, les parents se sont réconciliés et Viola et Tommi restent les mêmes.
Sans avoir un scénario trop imprévisible, "Libero" se dévoile comme une peinture réaliste et fidèle d'une vie de famille plus ou moins difficile. Ce qui contribue aussi énormément à la réussite de cette dite peinture sont les caractères des personnages qui sont vraiment loin d'être stéréotypés(le père: à la fois impulsif et tendre, le fils: à la fois timide et taciturne, il n'ose pas par exemple annoncer ses sentiments à sa camarade de classe, et simple et sympathique et la mère: inqualifiable, étrange mais se donnant des airs de mère tendre et affective). Il faut également ajouter que ces personnages réalistes et crédibles sont mis en valeur par des acteurs très talentueux, en particulier Allessandro Morace et Kim Rossi Stuart.
Comme conclusion, sachez qu'il s'agit d'une retranscription de relation familiale formatrice même si parfois fragile (voir les scènes du rêve et de la compétition de natation qui s'avèrent certes inéressantes mais un peu trop étranges et ambigues).
Bravo !

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:37

..:: critique ::.. ** prête-moi ta main

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** PRETE-MOI TA MAIN

Réalisation: Eric Lartigau
Interprétation: Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont...
Date de sortie: 1er novembre 2006
Origine: France
Durée: 1h36
Genre: comédie

L'histoire: Luis est un célibataire heureux de 43 ans, choyé et couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Mais voilà, lassées de la materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier...

**: Avoir un film avec comme scénariste Alain Chabat et comme acteur pincipal Alain Chabat, ça fait beaucoup. Le spectateur peut comprendre facilement alors que cette comédie "Prête-moi ta main" soit imprégnée par la patte de ce partisan des Nuls, qui après avoir étonné par ses talents d'acteur dramatique dans "Papa" de Maurice Barthélémy, revient à la comédie.
On le retrouve dans le rôle d'un célibataire qui a dépassé la quarantaine et dont les soeurs et la mère veulent absolument faire un époux. Ce célibataire, du nom de Luis Costa, va à partir de ce moment-là engager la soeur de son ami pour que celle-ci passe pour une femme parfaite et que, le jour du faux mariage, elle ne vienne pas. Cela serait, selon lui, le moyen d'échapper aux affres de la vie sentimentale rangée, que sa famille souhaite tant qu'il ait.
Cette supercherie, occupant la plus grande partie du scénario, va être le prétexte de l'engendrement de scènes cocasses (quand les soeurs de Luis Costa observent Emmanuelle, celle que Luis a engagé, par exemple) et de dialogues plus ou moins fertiles en rires. Ces scènes cocasses et ces dialogues sont mêlés avec une provocation "à la Chabat", correspondant au point culminant du plan tordu que Costa a imaginé et au paroxysme de l'effet comique.
Mais au milieu de cette provocation originale et qui n'appartient qu'à Alain Chabat et d'un scénario biscornu digne d'intérêt, le spectateur se trouve quelque peu lassé de distinguer une intrigue sentimentale insipide et prévisible même si non désagréable, de remarquer une famille composée de caractères stéréotypés et vus déjà trop de fois dans les comédies (surtout les comédies françaises) et de voir dans le scénario plusieurs effets primitifs, voire vulgaires (comme lorsqu'Emmanuelle est sur le dos de Luis avec une cravache, ce qui aurait comme but d'effrayer la mère ou quand le perroquet crie "Enculé!").
C'est le bon film à voir pour échapper à la brise et au mauvais temps automnal, mais pour le spectateur sensible et incapable de prendre un film au second, voire au troisième degré, il est difficilement recommandable.
Agréable et dans l'ensemble original, mais non indispensable.

# Posté le samedi 06 janvier 2007 12:46

..:: critique ::.. *** coeurs

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*** COEURS

Réalisation: Alain Resnais
D'après l'oeuvre de: Alan Ayckbourne
Interprétation: Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier...
Date de sortie: 22 novembre 2006
Origine: France
Durée: 2h05
Genre: comédie dramatique

L'histoire: Thierry, un agent immobiler, se donne beaucoup de mal pour trouver un appartement adéquat pour Nicole et Dan, un couple de clients dfficiles. A l'agence, Charlotte, sa collaboratrice, lui prête la cassette d'une émission de chansons religieuses qui vont le troubler et à la maison sa soeur Gaëlle lui confie son envie de rencontre amoureuse. Un barman taciturne, nommé charge Charlotte de s'occuper de son père, un vieil homme malade et colérique tandis que son bar va être le théâtre de la rencontre de Gaëlle et de Dan...

***: Avec les sorties de Prête-moi ta main d'Eric Lartigau, de Désaccord Parfait d'Antoine de Caunes, de Mauvaise Foi de Roschdy Zem et de Hors de Prix, Coeurs, le nouveau film d'Alain Resnais, contribue grandement à cette renaissance du cinéma sentimental français auquelle on assiste actuellement.
En employant des cadrages serrés et une mise en scène soignée d'ailleurs récompensée à Venise, Alain Resnais dirige un véritable ballet de caractères et construit une solitude indéniable, mais sobre, contrairement à celle engendrée par Babel. Dans ce film choral et intimiste, les longs silences, les attentes inéluctables, l'espoir vain et la neige qui tombe sans cesse provoquent une atmosphère mélancolique renforcée par l'impuissance des personnages tel Dan qui ne sait vers quel saint se vouer après avoir été renvoyé de l'armée et Gaëlle qui cherche, désespérée, l'heureux élu de son coeur.
La mélancolie et l'impuissance peuvent-elles expliquer des comportements étranges ? Ainsi le personnage incarné par Sabine Azéma s'adonnerait dans le désespoir à des pratiques sexuelles.
Voici une des questions que se pose le spectateur, troublé, après la projection. Troublé ? Oui, mais également ému par la justesse de l'interprétation.
Très bien !

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 06:46

Modifié le lundi 22 janvier 2007 06:48

..:: sondage à partir de la dernière critique ..::

..:: sondage à partir de la dernière critique ..::
Sondage :

- Quel est, selon vous, le meilleur film sentimental de l'année 2006 ? Merci de répondre nombreux.


-1 JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS de Philippe Lioret

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 07:38

Modifié le samedi 20 janvier 2007 13:25

..:: critique ::.. **** babel

..:: critique ::.. **** babel
**** BABEL (événement)

Réalisation: Alejandro Gonzalez Inarritu
Interprétation: Brad Pitt, Adriana Barraza, Rinko Kikuchi, Kôji Yakusho...
Date de sortie: 15 novembre 2006
Origine: Etats-Unis
Durée: 2h15
Genre: drame

L'histoire: Les vies de plusieurs groupes d'étrangers, sur trois continents différents s'entrechoquent : un couple d'Américains, une adolescente rebelle japonaise et son père, une nurse mexicaine qui, sans permission, fait traverser la frontière à deux enfants...

****: Il fallait avoir l'esprit bien ouvert, tordu et subtil pour associer un couple de touristes américains, une nourrice mexicaine, deux bergers marocains et une adolescente japonaise rebelle.
D'abord en effet, on se demande pourquoi mettre en place des intrigues qui paraissent petre très différentes les unes par rapport aux autres. Cependant après la projection du film, le spectateur averti comprend qu'elles ont toutes servi à un même dessein: illustrer le thème de la solitude qui s'avère être intemporel, universel et omniprésent.
Sans s'étendre trop sur la psychologie de ses personnages, Innaritu peint des caractères plutôt simples et facilement identifiables (l'adolescente japonaise sourd-muette a une obsession sexuelle, les bergers marocains sont insouciants, la marraine mexicaine obéit à ce que lui ordonne son instinct: se rendre au mariage de son fils, appeler la police, etc et le couple américain trouve dans la blessure du membre féminin une source de réconciliation ) qui sont malgré tout loin d'être superficiels.
Et à l'image de l'ensemble du film, on peut penser à des traits de pinceaux rapides mais assurés qui arrivent à la but sans s'égarer dans quelque dédale ou quelque labyrinthe. Effectivement, peu d'images font penser à autre chose qu'à la solitude, car même lors du mariage mexicain, les deux enfants ses sentent inexorablement seuls au milieu de gens, de coutumes, d'ambiances et de musiques qui leur sont étrangères.
Quant à l'interprétation, sans trop mettre en valeur ni le scénario ni l'idée de base, elle aura le mérite d'être juste et sobre: même les interprètes amateurs tels que Boubker Ait El Caid et Said Tarchani, qui jouent les deux bergers marocains et étonnent par leur assurance. Et Brad Pitt nous aura prouvé qu'aujourd'hui encore ses prestations peuvent être à la hauteur de son interprétation magistrale dans Sept Ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud.
En somme, malgré quelques cadrages trop serrés et quelques images choquantes qui sont parfois injustifiées, le nouveau-né que le réalisateur mexicain a mis au monde est un véritable petit bijou.
Effectivement, la succession rapide de paysages, de lieurs, de couleurs locales, d'ambiances, de musiques, de personnes, de langues, de rites, de coutumes et de modes de vie complètement différents ont tendance à engendre chez le spectateur un effet absolument extraordinaire.

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 07:44

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 08:09